October 2007

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“la scène se passe au journal libération il y a six mois, lors d’un comité de rédaction commun libération/charlie hebdo, destiné une fois de plus, via la republication des “carricatures”, à se faire de la pub sur le dos des arabes. le mec qui s’énerve, c’est moi. C’est un extrait d’un film inédit, SKORECKI DEMENAGE.”
Louis Skorecki

Vous pensiez être débarrassé du plus grand critique de cinéma contemporain? Il sévit désormais sur la toile: club Skorecki

“Néon, je respire ta lumière
maquillage de la ville
nouvelle étoile de Bethléem
conduit moi à mes billards électriques…”

In the mid 1970’s Ash Ra Tempel dissolved and you did a lot of solo work. The music became less rock and more electronic. How did your musical ideas change?. What gave you the idea of doing solo electronic music featuring mainly guitar?

Manuel Gottsching: The influence of electronic equipment in producing music grew rapidly in those years. I was fascinated by these sounds, but even more I was addicted to the idea of sequencing those sounds into continuous musical compositions. I owned just my old Gibson guitar plus a few effects units, I asked my producer (Rolf-Ulrich Kaiser) to buy me a 4-track (TEAC) and 2-track (Revox) tape machines. I began to build my studio. I needed time, time for experiments, time for reflecting on the years that had passed, time to call for augurs. What a trip it became. I created music with a minimum of equipment. The resulting music resembled the sound of sequencers and synthesizer, but was played with a single guitar. I recorded backwards, with the tape machines at double speed, half speed…… I tuned the strings differently and fell in love with my dynamic pedals, which could, if you pluck a string, cut away the attack, and with the aid of lots of echo, I found my floating sound. Naturally, the echoes and delays were creating this “sequencing” effect (thus reflecting the trend of those days).
For sure, I am not the only musician at that time who knew about and played with these techniques. I only wanted to create music that was strong and profound enough to escort me into my future life.
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Echo Wave” is an extract from this incredible album made in…1975!, you should buy it.

“En ce monde nul ne peut me saisir car je réside aussi bien chez les morts que chez ceux qui ne sont pas nés, un peu plus près du coeur de la création qu’il n’est d’usage et pourtant bien trop éloigné.” Paul Klee / épitaphe.

patrick watson “the storm
principles of geometry feat. sébastien tellier “a mountain for president
tomboy “flamingo (tomboy ta-ram mix)

http://www.patrickwatson.net
http://www.myspace.com/principlesofgeometry
http://www.myspace.com/tomasbarfod
photo : stephen shore


expect some photonz unreleased material to be released this spring on dirty
photonz : http://www.myspace.com/photonz
pix : http://www.shoboshobo.com
thank you www.principeprincipe.blogspot.com

PASSARELLA DEATH SQUAD – HEATWAVE
POM POM – 30 A
JORIS VOORN – DECAY
MICHAEL BUNDT – THE BRAIN OF OSCAR PANIZZA (PILOOSKI EDIT)
ABE DUQUE & GENE LE FOSSE – TAKE ME TO HEAVEN
BRIAN BRIGGS – AEO
DEATH IN VEGAS – NATJA
FORCE OF NATURE – SEQUENCER
GEORGE ISSAKIDIS & JASON HAAS – SCULPTURE MIX02
JOHN MAUS – DO YOUR BEST
THE BEATLES – STRAWBERRY FIELDS FOREVER (DEATH EDIT)
DUNGEN – LIPSILL
STANLEY CLARKE – JOURNEY TO LOVE (PART I)
LES REINES PROCHAINES – WICKED GAME (DIRTY REISSUE)

” En novembre 1981, Klaus Schulze invite Manuel Göttsching à participer à une série de concerts qu’il a prévu de donner à travers toute l’Europe. Cette tournée se passe excellemment et Manuel Göttsching en revient enchanté et inspiré.
C’est ainsi que le samedi 12 décembre 1981, dans son studio de Berlin, il prend sa guitare, la branche à divers effets électroniques, s’assied, met le magnétophone en route et commence à jouer. Il jouera ainsi 59 minutes et 34 secondes exactement, donnant naissance à un très long et unique morceau, “E2-E4″. Celui-ci paraîtra 3 ans plus tard, en 1984, sur l’album du même nom et ne contenant que ce seul morceau. Ce sera également le premier album de Manuel Göttsching signé de son propre nom.
Le public boudera au départ “E2-E4″, peu habitué à écouter des musiques aussi longues et surtout à acheter des albums ne comportant qu’un seul titre.
Mais peu à peu, ce morceau tourbillonnant, enivrant, hypnotique fera son chemin et s’imposera aux oreilles de tous comme un véritable chef-d’oeuvre et un inconstestable classique du genre.” Frédéric Gerchambeau

 

 

 

 

 

 

 

 

À quand remonte l’idée de « Nous sommes jeunes, nous sommes fiers»?
Benoit Sabatier : ça remonte a 2001, plusieurs évènements sans liens font pour moi sens. Le 11 septembre, la réalité écrase l’imagination: je ne peux alors plus lire de fiction, je ne peux m’intéresser qu’au réel. Jean-Jacques Schuhl vient d’avoir le prix Goncourt pour “Ingrid Caven”, biographie d’un type nouveau, les Strokes sortent leur premier album, qui marque un énième retour au rock, au concret, et la Star Ac’ est lancée, et Madonna revient sur le devant de la scène grâce à un disque composé par un artiste français oublié, Mirwaïs. Je songe à faire un livre sur ce dernier. J’écris parallèlement tous les mois dans le magazine Technikart sur les mouvements de la jeunesse, leur influence sur notre société. Je réoriente alors mon projet de biographie, m’attelant à écrire l’épopée de la culture jeune depuis l’apparition d’Elvis.

Comment une biographie de Taxi Girl se transforme en une réflexion sur l’invention, l’ascension et la chute de la culture jeune ? En quoi le parcours de Taxi Girl est-il révélateur de cette histoire ?
BS : Les deux leaders du groupe sont nés quand le rock arrive en France. Ils ont été ados au début des seventies, ont vécu le punk, ont formé leur groupe à la fin des 70s, ont eu du succès, ont traversé des tragédies, leur batteur qui meurt, ont enregistré en 1984 le morceau “Nous sommes jeunes, nous sommes fiers”, ont expérimenté un mode de vie vraiment trash, se sont séparés, ont connu la lose, la prison, les overdoses, puis chacun de nouveau le succès, Mirwaïs en produisant Madonna, Daniel Darc en profitant du “retour de la chanson française”. J’aime les livres où la petite histoire rejoint la grande. Ils servent de légers fil conducteur. Taxi Girl est en plus, artistiquement, le meilleur groupe français, de loin.

Pour toi l’idée de culture jeune naît en 54 avec Elvis. Est ce que les racines de cette révolution ne sont pas à chercher dans les avant-gardes littéraires et artistiques des années 20 (Dada, Le grand Jeu) qui suite à la première guerre mondiale font table rase de la culture des anciens, en détruisant l’idée d’art et prônant l’expérience plutôt que de bâtir des œuvres ?
BS : Oui, il y a des racines, le rock a toujours puisé dans la littérature et les courants littéraires. Mais l’édification d’une culture jeune, d’une culture de masse, elle intervient avec le rock, qui, davantage que la poésie ou le cinéma, fédérera réellement la jeunesse, en masse.

Le jeune en un siècle est passé du statut d’agent provocateur anti-culturel (années 20), à celui de créateur d’une contre-culture (années 60) puis aujourd’hui de sur consommateur de biens culturels. Est ce que cette histoire n’est elle pas aussi celle de la défaite des idéologies ?
BS : C’est surtout un livre sur la fin des avant-gardes. Un livre sur l’apologie des marges. Le rock a généré des avant-gardes. Chaque nouveaux mouvements musicaux, jusqu’à la techno, refédéraient une nouvelle jeunesse, réinventait une esthétique qui lui était propre. Et il y a l’intégration qui s’en mêle: en passant des marges au centre, l’avant-garde crève. Au XXIe siècle, entre “le retour du rock” et “le retour de la chanson française”, bonjour la réaction. Mon livre est ainsi clairement anti-réac.

Quel est le moteur de la dynamique invention/ récupération/ aseptisation que tu analyses dans ton livre ?
BS : le moteur, c’est ce que j’appelle “l’amère victoire”: le rock, c’est une histoire des marginalités qui veulent se faire accepter. Pour qu’elles le soient, elles sont rendues acceptables. Elles perdent leur subversivité. Elles ne dérangent plus, ne sont plus dans l’avant-garde. Deviennent une nouvelle norme. On pourrait chouiner sur la toute puissance de l’industrie et du marketing, sur la “récupération”. Moi je parle plutôt d’intégration. Comment une lutte pour la reconnaissance de l’anticonformisme se transforme en victoire de la normalisation, du conformisme ! Une logique implacable. D’où un livre forcément très mélancolique.

À quel moment considères-tu qu’une œuvre artistique devient un accessoire culturel ?
BS : le rock s’inscrit à la base dans un marché capitaliste, libéral. Les Beatles ne voulaient pas seulement faire de beaux disques, ils voulaient en vendre le plus possible, et vendre un maximum de leurs produits dérivés. Bowie, au moment où il était le plus révolutionnaire, 1972, sa subversion passe par l’image, les accessoires, la télé, les fringues, ses déclarations sur sa sexualité – à priori, rien à voir avec la musique, sauf que le rock, c’est ça, un tout. on peut ressentir un grand choc esthétique en écoutant un disque, et acheter le t-shirt du groupe, sans que ça dénature le choc. le problème, ça pourrait être quand le t-shirt devient plus important que la musique. mais ça, ça existe depuis les début de la pop music, et même avant. Feuerbach: “Notre temps préfère l’image à la chose, la copie à l’original, la représentation à la réalité, l’apparence à l’être”: ça date de 1865 !

Tu cites souvent les situationnistes dans ton livre, d’où vient, selon toi, leur méfiance et leur incompréhension face au rock’n roll ? On les sent en effet plus proche de Léo Ferré que de Chuck Berry…
Même Léo Ferré c’était pas leur truc. Ils sont de la génération d’avant le baby-boom, d’avant la seconde guerre mondiale, ils avaient l’impression que le rock, c’était surtout un opium capitaliste. L’histoire ne leur a pas donné tord à 100%. mais dans mon livre, je m’attache à un situ qui était totalement connecté à la contre-culture: Alex Trocchi. Avec lui, un pont se crée. Plus tard, des malins comme Malcolm McLaren détourneront les théories situs à leur sauce. Et ça peut marcher: les Sex Pistols, en 76, sont réellement des post-situs.

Ton livre dresse un constat très drôle et très noir de ce qu’est devenu la culture. Pourtant Mirwaïs dit à un moment que « la culture, ce n’est pas juste de la consommation, c’est aussi l’éducation ». Il reste un espoir ?
BS : Je me rappelle parfaitement de notre discussion là-dessus. En effet, j’étais très pessimiste, pensant comme Godard que la culture, ce n’est plus qu’une histoire de chéquier. Mais Mirwaïs m’a sorti un parallèle plus juste, optimiste: la culture, c’est comme l’architecture. Si on te pousse à vivre dans des cages à lapin, tu vis mal. L’architecture peut t’aider à mieux vivre, si des architectes construisent des habitations où il fait bon évoluer. Pareil pour la musique, qui désormais nous entoure continuellement: un musicien, en diffusant une musique qui ne soit pas formatée, régressive ou moche, peut nous permettre de mieux vivre. C’est de l’éducation environnementale…

Il y a deux figures qui émergent de ton livre, celle du dandy esthète (Yves Adrien, Ray Davies) et celle du rebel autodestructeur (Lester Bangs, Kurt Cobain). Ton livre est-il un éloge de l’individualisme?
BS : Oui, je suis attaché aux individualités, il y a aussi Jobriath, Emmett Grogan, Bernard Zekri, Felix Stallings, Marc Zermati… L’histoire de la culture jeune, c’est l’histoire de mouvements. Mais à l’intérieur de ces mouvements (contre-culture, glam, hip hop, techno, punk…), j’aime raconter des parcours personnels. Ce qui m’intéresse, ce sont les marges. Le refus de suivre le troupeau. Normal donc de trouver dans “Nous sommes jeunes, nous sommes fiers” de nombreux portraits de personnages singuliers.

Tu dis que l’époque d’aujourd’hui préfère les clones aux icônes. Pourquoi ne parvient-on plus à inventer de nouvelles mythologies ?
BS : Il y a de la fabrication de la mythologie, mais mal digérée. C’est comme le culte. Au bout d’un film, Tarantino était un cinéaste culte. Pete Doherty est aujourd’hui un mythe vivant. Il y a autour de lui du souffre et de la mystification. C’est quand même un clone – de Sid Vicious, de Peter Perrett, de Johnny Thunders, et même de Rod Stewart, puisqu’il aime les mannequins.

Est ce qu’a contrario la techno qui s’est érigée de façon salutaire contre les mythologies du rock, ne s’est pas perdue dans l’anonymat et l’abstraction ? Est ce que l’on a pas besoin au final que la musique soit incarnée?
BS : C’est une question de cycle et d’intégration. La techno a 20 ans ! Normal qu’elle n’invente plus. Quand le glam avait vingt ans, en 1991, il était fini depuis longtemps ! De la techno, on en retrouve des bouts dans beaucoup d’artiste de variété, de Marc Lavoine à Robbie Williams. Intégration, fin d’une avant-garde, on peut passer à autre chose.

Est ce qu’aujourd’hui, la dématérialisation des produits culturels, et par conséquent leur quasi-gratuité, accélère un processus où tout devient interchangeable, jetable, vide ?
BS : Si le consommateur ne paye pas, l’oeuvre n’a plus de valeur artistique? Y a-t-il une ultralibéralisation des esprits? Surement.

Dans l’histoire que tu racontes de la culture jeune, il semble qu’il y ait un mouvement de balancier entre des périodes de libération et de création (Elvis, le punk, la disco, la techno) et des périodes d’aliénation et de normalisation qui semblent être le fait des médias (Actuel, MTV, NRJ, Canal +, TF1/M6, Myspace) et de l’industrie musicale. Comment, en tant que journaliste, te situes-tu dans ce mouvement ?
BS : Pas obligatoirement comme un fossoyeur. Mais un peu. On arrive après la bataille, concernant le rock. Personnellement, je fonctionne toujours de la même façon: j’ai de l’empathie pour les mouvements émergeants. Mais je ne peux m’empêcher derrière de chercher la petite bête… Dans rock-critic, il y a critic.

Au final, ton livre est-il une réflexion mélancolique sur la vieillesse?
BS : Mais mon livre le prouve: la vieillesse n’existe plus ! Le jeunisme est partie intégrante de la culture jeune. Aujourd’hui, tout le monde est jeune, c’est une façon de rester dans le coup. En 2007, la culture jeune, ça va des enfants, qui se font carotter par la Star Ac’, aux baby-boomers, des jeunistes de 60 ans qui portent des jeans et des baskets de marque en se baladant avec leur I-Pod qui diffuse Arcade Fire, en passant par les trentenaires qui se croient plus futés parce qu’ils comprennent les clin d’oeil qui peuplent les chansons de Vincent Delerm. Par contre, une réflexion mélancolique, ça, oui. L’amère victoire du rock me plonge tous les jours dans une mélancolie plus profonde.

Benoit Sabatier “Nous sommes jeunes, nous sommes fiers: la culture jeune d’Elvis à Myspace” Hachette littératures


the tropics of cancer – upside down
amin peck – love disgrace
mike dunn – so let it be house

DIRTY PARTY
FRIDAY 19 OCTOBER / PARIS PARIS
5 av. de l’opera / 23h -> 06h /free

SLEAZY DIRTY DISCO SPACEY HOUSEY MUSIC
FAZE ACTION (dj / london)
PILOOSKI (dj / paris)
DIRTY SOUND SYSTEM (dj / paris)

finkielkraut guestlist : send an email with “tout corps plongé dans l’eau finit par avouer” in the subject line to hello at d-i-r-t-y dot com.

Faze Action “Original Disco Motion

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