Grace again

Grace Jones ” William’s Blood (Aeroplane Remix) ” – 2008
  1. c’est chiant comme d’hab’….
    Il est vraiment temps que ce truc NuDisco/Arpegio-pas inspiré s’arrête…
    C’est vraiment au kilomètre. La route s’arrête ici.

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  2. Et ben moi qui ne suis pas vraiment fan d’Aeroplane, je trouve qu’ils se démerdent très bien sur ce morceau…

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  3. Moi qui suis fan de Grace Jones , je trouve que ça la met pas vraiment en valeur…:)

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  4. Si tu es fan de Grace Jones, alors tu es pardonné… Si tu me trouves un meilleur remix de cette chanson !

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  5. En fait, je trouve l’original super, et puis surtout, je suis de très mauvaise foi dès qu’il s’agit d’évoquer tous ces groupes “Nu-Disco” :)…Tout ceci n’est pour moi, qu’une espèce d'”acid Jazz” sans saveur, une musique qui donne bonne conscience à tous ceux qui cherchent une alternative à la “tabasse post Justice”, une caution culturelle au face au nihilisme ambiant…
    Evidamment, il n’y a rien de personnel ici Carole,le bon goût de tes post est indéniable,tu m’as fait découvrir beaucoup de choses sur ce blog, et je t’en remercie…
    Ce n’est que mon humble avis,et puis, Grace is Back, et c’est le principal!
    It’s all love.
    bise.

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  6. Ce que tu sembles oublier, c’est que beaucoup n’ont pas attendu Justice pour écouter ce genre de truc…

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  7. Oui, voilà, je m’adresse à toi, le connaisseur, le féru des foires aux disques…:)Non, , plus sérieusement, je parle juste de pauvreté musicale, de manque d’originalité,voire d’intensité… peu importe que tu écoutais aéroplane avant les autres, et tant mieux, si ça t’a ouvert à d’autres trucs.
    La vibe est positive, man, tu l’auras compris…

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  8. aeroplane sont géniaux… Leur podcast ResAdvisor était la bombe. Avec du fleet foxes.

    Perso j’ai plaisir à écouter leurs productions. Et ici, sur le Grace Jones, il y a un petit côté DFA remix qui est savoureux.

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  9. Je l’avais bien compris comme une vibe positive, don’t worry, let’s talk (c’est si rare aujourd’hui)… Je suis un peu dans la position de Morgan Geist qui pense qu’un revival disco n’est pas possible, et ça il suffit de lire le livre de Peter Shapiro sur le disco (cf. post précédent) pour s’en rendre compte. Le disco, comme tout genre musical digne de ce nom, est né dans un contexte social particulier : guerre du Vietnam enlisée, crise économique, découverte de la pilule, premières revendications homosexuelles, Black Power changeant de stratégie politique, bla, bla, bla… Bref rien qui ne soit vraiment retransposable aujourd’hui et comme d’hab il faut se méfier de l’étiquette nu… Il suffit de se repasser “Saturday Night Fever” pour se rendre compte que malgré les mirrorballs, le film est étrangement noir. Ce qui est intéressant finalement dans le concept de nu disco (qui n’est pas si éloigné de celui du baléaric finalement, avant que ce dernier ne finisse par pourrir à l’Hôtel Costes), c’est qu’il témoigne d’une nostalgie biaisée pour une époque que la plupart n’ont pas connu et que le net qui a beaucoup aidé à l’essor du nu-disco est malgré sa modernité étrangement connecté avec la mélancolie. Virtuelle donc loin de la réalité. Et c’est peut-être son plus grand piège… Sur ce j’arrête de philosopher, je laisse la place à Mr Oizo qui le fait très bien tout seul !

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  10. je pense au contraire que la disco est profondément apolitique: la seule revendication est celle de la fête, du plaisir, de l'hédonisme. Rien a voir avec les beatnicks et les hippies, les moroder&co sont des rats de studio et larry levan n'ambitionne veut que faire danser les gens: Love saves the day.

    Par contre , le coté "age d'or perdu" est indeniable. les scandinaves et brooklynites qui ont insipré le revival ont emprunté a la disco ce qu'elle a de plus melancolique: Breakfast in Heaven.

    En fait je pense que le revival disco est la conjonction de plusieurs phenomenes: apres des années de minimale carrée et moribonde, on veut revenir a des choses plus honnetes, plus humaines. fini les machines, donnez nous un truc vrai, qui transpire l'humain et le bonheur: I Feel Love.
    Mais il ne faut pas se tromper: la nu disco n'est au depart rien d'opportuniste: allez dire a morgan geist, lindstrom ou aux chicken lips que leur plan marketing cest du chiqué… les mecs sont des amoureux et des collectioneurs de disco depuis leur plus jeune age.

    C'est juste que, comme tout courant artistique, on se rend compte apres coup qu'il y a les precurseurs meconnus: metro area, chicken lips,.. ceux qui ont surfé sur la vague: aeroplane, lindstrom, todd terje et ceux qui en ont profité et tt fait foiré: les "editeurs" de trop etc
    C'est le retour du baton et on n'arrive plus vraiment a faire la difference entre les heroes et les vilains.

    On peut aussi voir le phenomene revival disco et re-edit comme le premier phenomene conjugué "Ableton+Blog" ds le sens ou il a était exacerbé par 1) la facilité de produire un track 2)la proximité producteur-auditeur: le blog est le relai et le catalyseur parfait. D'ou la profusion et la diffusion dementielle d'edits.

    Le plus important c'est de revenir a de la qualité et de la rareté: produire moins, mieux.

    Désolé pour le message fleuve, ca fait un peu forum du monde diplomatique mais bon… ++

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  11. je suis d’accord avec ton analyse sur le “revival disco et re-edit” bobby peru, on est dans le même truc que les mecs qui faisaient du bootleg après les 2manydj’s, au secours…

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  12. Alors là, je t’arrête, tu ne peux pas dire que la disco est apolitique et citer Larry Levan, lis sa bio et tu verras si tenir le Paradise Garage, quand on était pédé et qu’on aimait faire danser les blacks (et aussi baiser avec), ce n’était pas révolutionnaire pour l’époque… Qui plus est dans le NY des 70 ! Arrêtez de tout revisiter à travers le prisme des boule dorées et des bulles de savon…

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  13. mais bien sur que cetait politqiue, qd je dis “apolitique” cest pasque ca n’a rien a voir avec les hippies et la guerre du vietnam (qui est dailleurs deja bien terminée qd ouvre le paradise garage) et ou avec le combat ideologique de mecs comme underground resistance par exemple. mais oui, le combat de larry levan etait eminament politique, sorry carole.

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  14. De toute façon politique ou non, précurseur ou non, c’est de musique dont on parle ici. Plus loin, c’est même de disco – de dance music – dont on parle. Une musique qui (là ça va faire mal à certains) aurait surement gagné à être retravaillée par ordinateur, à être finalisée avec les machines d’aujourd’hui.
    Ce qui nous fait danser dans la disco ce n’est pas le combat politique des blacks gays aux US, c’est le groove, les références, les subtilités musicales.
    Apprécier la musique devrait être atemporel, et il ne doit pas y avoir de contexte à considérer pour apprécier un genre musical.

    J’ai même envie d’aller encore plus loin et de dire que, selon les courants musicaux, les précurseurs – les “inventeurs” d’un mouvement – ne sont que rarement les meilleurs. On parle souvent, à juste titre, du mérite de Derrick May ou de Jeff Mills qui inventent la techno. Mais merde ! Essayez de mettre Innovator ou Purposemaker en soirée, ou même de les écouter au walkman, c’est agaçant. Certains genres musicaux s’améliorent avec le temps et les évolutions technologiques. Parfois au détriment de la créativité – mais ça c’est parce que plus personne ne prends de lsd.

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  15. oulà, désolé Vlad mais je ne suis pas du tout d’accord avec toi. Envisager la musique en dehors de son contexte historique c’est l’amputer de toute sa dimension politique et social. Hors c’est primordial. Les disques d’Elvis, des Beatles, du Velvet (ou de Chic puisque l’on parle de Disco) sont géniaux certe mais ils ont changé la société. Ce que tu nous propose, un vision atemporelle de la musique, nous a mené au contraire directement dans la grande bouillabaisse (nu disco, blog house, new rave etc…) dans laquelle on patauge aujourd’hui. Sorry mais je ne pense pas que la fonction shuffle du ipod soit un bon filtre pour appréhender ce que signifie la musique.

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  16. Au contraire ! Excellent point que tu soulèves !
    La grande bouillabaisse d’aujourd’hui est plus que jamais ancrée dans un contexte social. Les sons du moment sont tous soit des réactions, soit des filiations.

    Le courant des excités fluos n’apparait pas seulement par effet de mode. Il y a un vrai désir latent de faire la fête de façon folle comme quand on était petit. Il y a une réaction à une société qui oppresse, à un monde du travail ultra professionnel et plein de codes, à une vie carrée et basée sur l’acte de consommation (“debout les damnés de la terre…”).

    Parallèlement, internet et les blogs donnent accès à toute la musique à tout le monde – ce qui, soit dit en passant, énerve passablement les collectionneurs de pépites qui se sont fait chier à amasser des vinyls collectors pendant 15ans et qui voient des teenagers écouter la même chose qu’eux – ; cet essor du music blog donne naissance à une musique de filiation, une musique où l’on s’inspire très ouvertement de ce qui est à la mode. Dès qu’une brèche stylistique s’ouvre des milliers d’amateur se jettent à l’intérieur (par exemple: le rap-rigolo à la ttc, l’electro-casse-burne-stridente à la ed banger, le r’n’b home made…).

    Il y a un contexte très fort aujourd’hui mais personne ne le considère lorsqu’il écoute sa musique – tout comme personne ne se disait il y a 40 ans: “Ah ! Quel bouleversement contextuel ce Sergent Pepper !”. A mon avis, la seule chose à faire c’est écouter et juger (c’est d’ailleurs ce que vous faites très bien sur ce blog). Un album est bon ou ne l’ai pas, et on laisse à nos enfants le loisir de nous dire dans quel contexte il est né.

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  17. Mais pas du tt, on est obligé de prendre en compte le contexte d’un courant musical pour le comprendre. Pourquoi on le ferait pour le cinoche, la peinture, larchitecture et pas pour la musique? la dance musique a une histoire, comme le rock ou le classique et ce n’est pas pasque on danse dessus rébou en club qu’on doit la contonner a ca et ne pas l’intelectualiser un minimum.
    et de tte facon on ne s’apelle pas alainfinkielkrautrock pour rien…

    Et Vlad, je te mets au défi de ne pas danser sur “The Dance” de Derrick May. Tu ne tiendras pas 10 secondes. Essayes et dis nous.

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